AFP

Bolivie manifestation police politique armée élections,LEAD November 12 2019 - 3:48 AM

Bolivie: l'armée va intervenir avec la police pour arrêter les violences ATTENTION - ajoute annonce de l'armée /// La Paz, 12 nov 2019 (AFP) - Les forces armées boliviennes, sollicitées par la police, ont annoncé lundi qu'elles allaient mener des opérations conjointes avec elle pour contenir les violences déclenchées dans plusieurs régions du pays par des partisans de l'ancien président Evo Morales. "Le commandement militaire a décidé que des opérations conjointes seront menées avec la police pour éviter le sang et le deuil dans la famille bolivienne", a annoncé le commandant en chef de l'armée, William Kaliman, dans une déclaration télévisée. Son annonce fait suite à une requête du chef de la police de La Paz, qui a demandé aux forces armées boliviennes d'intervenir pour arrêter les violences causées dans la capitale par des partisans d'Evo Morales. "J'ai demandé au commandant en chef des forces armées, le général William Kaliman, qu'il intervienne, parce que la police bolivienne est dépassée", avait déclaré le chef de la police de La Paz, le colonel José Barrenechea. Des violences ont eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi à La Paz. Et de petites casernes de la police ont été pillées et brûlées lundi dans plusieurs villes, tandis qu'une colonne de plusieurs centaines de partisans de M. Morales marchait vers La Paz depuis la ville voisine d'El Alto, un bastion du dirigeant socialiste. Dans le centre de La Paz, les rares commerces qui étaient encore ouverts se hâtaient de fermer leurs portes. L'arrivée de partisans de M. Morales fait craindre des affrontements avec des manifestants de l'opposition. Trois semaines de rassemblements d'opposants pour protester contre la réélection de M. Morales lors d'un scrutin jugé frauduleux par l'opposition ont conduit dimanche à la chute du président. Un autre facteur a été les mutineries de nombreuses unités de police à La Paz et dans d'autres villes contre le président Morales. Dimanche, l'armée et la police ont appelé officiellement M. Morales à démissionner. Lundi, la police a repris son activité dans la capitale. jac/fh/mps/plh/ybl

Issue 78