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GB armement politique défense industrie UE Brexit diplomatie February 11 2019 - 10:05 PM

Londres veut se doter d'"escadrons de drones" après le Brexit Londres, 11 fév 2019 (AFP) - Le ministre britannique de la Défense, Gavin Williamson, a annoncé lundi la création d'"escadrons de drones", pouvant agir en réseau, dans le cadre d'un plan visant à renforcer les équipements militaires du pays après le Brexit. Lors d'un discours à Londres devant le centre de réflexion RoyalUnited Services Institute (RUSI), William Gavinson a estimé que la sortie de l'UE offrait au Royaume-Uni "la meilleure opportunité depuis 50 ans de redéfinir (son) rôle" sur la scène internationale. "Nous devons être la nation vers laquelle les peuples se tournent que le monde a besoin de leadership", a-t-il affirmé. Il a annoncé un plan d'investissement de 7 millions de livres (8 millions d'euros) dans des drones, visant à créer des escadrons "capables de tromper et de déborder les défenses aériennes ennemies", qui devraient être opérationnels "à la fin de l'année" 2019. Il a également annoncé le déploiement de deux nouveaux navires militaires "polyvalents", pouvant assurer des missions "de guerre ou d'assistance", et le renforcement des capacités "cyber-offensives" grâce à une enveloppe de 65 millions de livres (74 millions d'euros). Mais la rhétorique utilisée par le ministre a fait l'objet de critiques des partis d'opposition. "L'idée que notre appartenance à l'UE nous impose des limites est une pure absurdité", a déclaré le député travailliste Chris Leslie. "En réalité, les dégâts économiques que laisse présager le Brexit affaibliront très rapidement nos forces" armées, a estimé cet europhile convaincu. A moins de 50 jours du divorce avec l'UE, prévu le 29 mars, aucun accord n'a encore été conclu entre Londres et Bruxelles pour permettre un Brexit ordonné. Enfin, Gavin Williamson a dévoilé que la première mission du nouveau porte-avion britannique, le HMS Queen Elizabeth, aura notamment lieu "en Méditerranée, au Moyen-Orient et dans la région pacifique". Cette affirmation, considérée comme une "provocation" à l'égard de la Chine par le parti libéral-démocrate, a été minimisée par les services de la Première ministre Theresa May. "Les détails complets de ce déploiement seront approuvés par la Première ministre en temps voulu", a déclaré un porte-parole, qui a précisé que la première mission du navire aurait lieu en 2021. "C'est à la Première ministre qu'il revient de prendre les décisions finales", a-t-il souligné. dt-apz/fjb

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