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Portugal Venezuela diplomatie politique transport aviation,LEAD February 15 2020 - 1:13 AM

Lisbonne ouvre une enquête après les accusations de Caracas contre TAP au sujet de Guaido ATTENTION - ajoute réaction du gouvernement vénézuélien /// Lisbonne, 14 fév 2020 (AFP) - Lisbonne a annoncé vendredi l'ouverture d'une enquête après que le Venezuela a accusé la compagnie portugaise TAP d'avoir permis à un proche de l'opposant Juan Guaido d'emporter des explosifs à bord d'un avion. "Face aux déclarations des autorités vénézuéliennes faisant état d'une faille de sécurité dans un vol en provenance de Lisbonne", le ministre portugais de l'Intérieur a ordonné l'ouverture d'une enquête "pour déterminer ce qui s'est passé", a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Juan Marquez, oncle de l'opposant Juan Guaido qui voyageait en compagnie de son neveu de retour d'une tournée internationale aux Etats-Unis et en Europe, a été arrêté mardi à son arrivée au Venezuela car il portait des explosifs dissimulés dans divers objets, a affirmé le président de l'Assemblée constituante vénézuélienne Diosdado Cabello, considéré comme le numéro deux du régime. M. Cabello a accusé la compagnie aérienne portugaise TAP d'avoir violé les "normes internationales" en "permettant (à M. Marquez) d'emporter des explosifs" et en occultant l'identité de Juan Guaido, reconnu comme président par intérim du Venezuela par près de soixante pays dont le Portugal, dans la liste des passagers. "La montée à bord du député Juan Guaidó a été facilitée, ce dernier a utilisé une fausse identité, un manquement évident aux directives sur l'identification des passagers", et M. Marquez "a transporté du matériel interdit et des produits de nature explosive, une grave violation des normes de sécurité aéronautiques", a réagi le chef de la diplomatie vénézuélienne Jorge Arreaza dans un communiqué. Il a également "condamné les graves irrégularités commises par la compagnie aérienne TAP". En déplacement en Inde, le ministre portugais des Affaires étrangères Augusto Santos Silva a estimé pour sa part que les accusations formulées par le Venezuela "n'avaient pas de sens" et espéré que "ce petit incident soit rapidement résolu". Bravant une interdiction de sortie du territoire, le chef de l'opposition vénézuélienne a effectué du 19 janvier au 11 février une tournée en Colombie, en Europe, au Canada et aux Etats-Unis. lv-tup/glr

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