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International Defense News-AFP
09.11.2018 08:49

agression-CoréeSud-armée-politique

agression-CoréeSud-armée-politique Corée du Sud: le traumatisme durable des viols du soulèvement de Gwangju (PAPIER D'ANGLE) Par Park Chan-kyong =(Photo)= Séoul, 9 nov 2018 (AFP) - Près de 40 ans après son viol par un officier de l'armée pendant la répression d'un soulèvement populaire pour la démocratie, la Sud-Coréenne Kim Sun-ok ne supporte toujours pas la vue de l'uniforme kaki. En ce mois de mai 1980, Mme Kim, 59 ans aujourd'hui, était en quatrième année d'éducation musicale. Sortie pour s'acheter des livres, elle tomba sur un cadavre criblé de balles. Des centaines de milliers de personnes étaient descendues dans les rues de Gwangju, haut lieu traditionnel de la contestation, pour protester contre le coup d'Etat militaire du général Chun Doo-hwan. Celui-ci voulait remplir le vide du pouvoir après l'assassinat du dictateur Park Chung-hee. La sanglante campagne de répression qui suivit fit plus de 200 morts ou disparus parmi les civils, selon les chiffres officiels. Le calvaire de Mme Kim, pour lequel le gouvernement vient de s'excuser, est symptomatique du traumatisme laissé par la dictature en Corée du Sud. Après avoir vu le corps, la jeune étudiante n'était pas rentrée chez elle mais avait rejoint les centaines de manifestants retranchés dans l'immeuble du gouvernement provincial de cette localité du sud du pays. Elle avait quitté l'endroit avant sa reprise par l'armée mais fut arrêtée des semaines plus tard alors qu'elle travaillait comme enseignante stagiaire. - Torture - "Voici la commandante", s'étaient moqué ses interrogateurs dans la prison militaire où elle fut conduite, raconte-t-elle. Pendant plus de deux mois de détention, elle reçut des coups de bâton, de pied, de poing, et fut contrainte à rester agenouillée des heures durant. Puis, un interrogateur qui portait des insignes de major lui offrit un bol de "bibimbap", mélange de riz et de légumes, dans un restaurant avant de la violer dans une auberge voisine. "J'étais cassée physiquement par la torture si bien que je n'ai pas pu me défendre du tout. C'est ce qui me met aujourd'hui en colère plus que d'avoir été torturée", raconte Mme Kim à l'AFP dans sa première interview avec un média étranger. "Je ne supporte toujours pas de voir quelqu'un en uniforme vert", dit-elle. "A la seule vue de ces vêtements, j'ai le coeur qui s'emballe". Le soulèvement de Gwangju est un événement fondateur pour la gauche sud-coréenne. Après l'avènement de la démocratie, Chun fut condamné à mort pour trahison et corruption mais sa peine fut commuée. - "Cicatrices profondes" - Il avait été par la suite gracié avec le soutien de Kim Dae-jung, premier président élu de centre gauche. Confronté à des intérêts irréconciliables et à une base électorale limitée, le chef de l'Etat avait choisi la voie de la réconciliation. Les divisions perdurent dans la société sud-coréenne. Les conservateurs voient le soulèvement comme une rébellion d'inspiration communiste. Le général Chun a publié l'année dernière des mémoires controversées dans lesquelles il dément toute responsabilité dans le bain de sang. Au moment de sa grâce, Moon Jae-in, le président actuel alors avocat des droits de l'Homme, militait pour des enquêtes exhaustives sur les exactions. Il fit du soulèvement de Gwangju un thème de sa campagne. Depuis son accession au pouvoir en 2017, il a lancé une série d'enquêtes sur les agissements des dictatures militaires et des gouvernements conservateurs passés. Mme Kim a joué un rôle clé dans l'une d'entre elles. Les troupes de Chun furent longtemps souçonnées d'agressions sexuelles généralisées mais la question avait été mise sous le tapis, les victimes traumatisées hésitant à se manifester. Encouragée par le mouvement #MeToo, Mme Kim avait témoigné en mai à la télévision. Une enquête officielle concluait à 14 cas confirmés de viols et d'agressions sexuelles, des adolescentes et des femmes sans rapport avec les manifestations figurant parmi les victimes. Le ministre de la Défense Jeong Kyeong-doo a présenté mercredi des excuses officielles et déploré "les cicatrices profondes et indicibles" infligées à des "innocentes". Après l'avoir violée, son agresseur dit à Mme Kim "d'oublier". Quelques jours plus tard, elle était relâchée et autorisée à reprendre son travail en échange d'un engagement écrit à garder le silence et se tenir à carreau. Le viol eut des conséquences psychologiques à long terme. "Ces 40 dernières années, j'ai vécu comme une muette avec de graves blessures dans la tête. A cause du traumatisme, je n'ai jamais pu me marier. Une fois, j'ai avalé des somnifères pour me suicider mais je me suis réveillée trois jours après". Elle a témoigné pour l'enquête officielle et pense avoir identifié son agresseur. "Je suis reconnaissante que mon témoignage ait servi de catalyseur aux investigations sur ce qui avait été passé sous silence. J'ai décidé de dire la vérité pour tourner la page avant de mourir". ckp/slb/ev/mf

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